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jeudi 20 novembre 2014

Chine du 22 octobre 15 novembre 2014

On avait prévu un carnet de route hyper détaillé jour par jour, heure par heure, mais comme il nous faut rattraper 3 semaines de retard, on va vous le faire en résumé.

Alors, en Chine, on visite quoi ?
Pour notre premier voyage en Chine, on ne pouvait pas faire l’impasse sur les grands classiques. Et comme on voulait prendre le temps, on avait décidé de se limiter au Nord Est du Pays.

Pendant notre semaine à Pékin, nous aurons donc visité la cité interdite et la place tiennanmen, le temple du ciel, le palais d’été,  le temple des lamas et la Grande Muraille sur le tronçon de Mutyaniu. Et bien sûr, une visite de Pékin ne serait pas complète sans une balade dans les hutongs et un petit tour au marché de nuit de Wangfujing. On passe facilement du temps dans chaque endroit sans voir le temps passé. Même les enfants ont apprécié les visites. En plus, on a eu beaucoup de chance d’avoir un temps magnifique pour le temple du ciel et la muraille.




Entre Pékin et Xian, nous avons fait étape à Pingyao. L’occasion d’appréhender une autre facette de la Chine, un peu moins moderne et de comprendre l’histoire du pays. Pingyao est une cité médiévale, entourée de rempart. La ville autour est plutôt lugubre, nous ne sommes pas sortis des remparts, et même à l’intérieur, on a trouvé la cité un peu triste. Il faisait assez froid et gris, ce qui n’aide pas à avoir un a priori très positif. A Pingyao, on achète un pass qui donne accès à la vingtaine de musées et temples de la cité. On en aura fait une dizaine, mais de l’aveu même de notre hôtelier, certains se ressemblent beaucoup. Certains reprochent le côté rénové de la vieille ville, mais honnêtement, l’illusion est bonne. Et dès qu’on sort des 2 rues principales, le dépaysement est assuré . Pour être tout à fait honnête, ce qu’on aura vraiment adoré à Pingyao, c’est notre hôtel avec lit familial Kang, une super expérience.

Arrivés à Xian, on s’attendait à se trouver dans une ville lugubre. Il faut dire que les villes qu’on traverse en train sont assez moches de ce côté de la Chine ouvrière. Donc finalement, nous sommes plutôt agréablement surpris. Nous sommes arrivés le vendredi soir et les rues étaient très animées, et remplies de jeunes qui se retrouvaient pour la fin de la semaine. On logeait vraiment dans le centre et à 2 pas du quartier musulman qu’on a vraiment adoré. La visite de l’armée de terre cuite était vraiment à la hauteur de nos espérances. Pour notre dernière journée, nous avons fait une balade bien agréable en tandem sur les remparts.

Avant le départ, si vous interrogiez Elise sur ce qu’elle voudrait voir pendant le tour du monde, la réponse était toujours la même, « la Grande Muraille et ma copine Emie en Chine. » Après Xian, nous avons fait étape chez nos voisins d’Audincourt expat' depuis 2 ans à Wuhan. Elise a enfin retrouvé sa copine Emie et nous avons découvert la vie des expats PSA à Wuhan. L’occasion de découvrir un marché des plus typiques à Wuhan bien loin des marchés pour touristes et de tester le dîner traditionnel dans un salon privé (grande classe) Un grand MERCI à la famille Jeangeorges pour l’accueil ! On a été reçu comme des princes! Tout le monde a bien apprécié cette étape francophone. Mais comme dit Elise, il a fallu ensuite « retourner » en Chine pour la suite de notre périple à Shanghai.

A Shanghai, les parents un peu ralentis par un rhume, nous avons fait de petites journées de balades après les matinées consacrées à l’école pour les enfants. Les incontournables : le Bund, Pudong, la concession française, People’s square, East et West Nanjing road. Nous avons aussi bien apprécié notre fin de journée à Yuyuan Garden. On nous avait recommandé d’y aller le ventre vide, et bien nous confirmons. Mais l’endroit n’est pas recommandé si on a du cholestérol !


Dernière étape chinoise à Hangzhou avant de rejoindre Hong-Kong. Nous avons trouvé la ville très agréable. C’est assez touristique, mais la vue sur le lac de l’ouest est vraiment superbe et le coucher de soleil… une photo vaut mieux qu’un long discours…


On dort où ?
Sur la Chine, notre technique est simple : une recherche sur booking, un tri du moins cher au plus cher
central youth hostel Shanghai 
et on choisit l’hôtel le moins cher qui paraît le plus propre et qui soit assez proche des endroits qui nous intéressent ou du métro. Globalement, les notes et commentaires booking et tripadvisor sont en ligne avec nos propres constatations. Seul le Salitun Youth hostel à Pékin nous a déçus à cause du manque de propreté et du personnel pas toujours très serviable.
Nos chambres familiales nous auront coûté entre 230 et 320 RMB (soit 30 et 40 euros) par nuit. Et à ci prix on peut aussi bien avoir une annexe d'un 4 étoiles ou une auberge de jeunesse. 
Sanlitun Beijing

Pékin : Sanlitun Youth hostel : nous ne recommandons pas.
Pingyao : Cheng Jia hostel : nous recommandons. C’est tout ce qu’on attend d’un hôtel traditionnel dans la vieille ville de Pingyao.
Merlinhod Xi'an
Xi’an : Merlinhod hotel : bon rapport qualité prix, très bien placé à l’entrée du quartier hui.
Shanghai : Central Youth hostel : nous recommandons. Proche du métro, calme, et les suites en duplex sont vraiment très confortables. Manque juste un petit frigo et ce serait le top.
Hangzhou : Wushani : auberge de jeunesse assez confortable et bien placée dans la rue piétonne.

On mange quoi ?

Pas de risque de mourir de faim en voyage en Chine. Il y a à manger partout et bon marché !
De la cuisine de rue dans les quartiers musulmans de Xian et Hangzhou au salon privé avec les Jeangeorges à Wuhan en passant par toutes les gargotes que nous avons testées, nous avons pratiquement toujours bien mangé. Nouilles ou riz sautés sous toutes les formes, brochettes, feuilletés à la viande, ravioles, poulet entier au gingembre ...  La cuisine est plus grasse que ce que nous pensions. Il suffit de faire un tour dans le rayon huile d’un supermarché pour comprendre. Les bidons d’huile se vendent par 5 litres ! Un seul restaurant nous a déçu, le sakkura café à Pingyao (le seul que nous ayons fait qui soit recommandé par le lonely planet), nous avons laissé le poulet à la consistance élastique douteuse !
Et quand on en a assez de manger chinois : KFC, McDo et Pizza Hut sont tout aussi facile à trouver (voire un peu trop facile à trouver). Il y en a partout ! Et on avoue, on a craqué à Shanghai pour une vraie crêperie bretonne.
Pour le reste, on remplace le manque de dessert par de très bons fruits (pommes, poires, sorte de pamplemousse, mandarines), du nougat et éventuellement une petite glace. On a failli craquer pour une häagen dasz, mais à 33 Y la boule (soit plus de 4€), on a renoncé. A ce prix là, on fait un repas complet au marché musulman !
 La seule chose qui nous manque vraiment, un petit morceau de fromage de temps en temps et un petit carré d’un bon chocolat. On a eu la chance à Wuhan, Shanghai et Hangzou de retrouver des baguettes de pain et du jambon français pour se faire de vrais sandwichs pour nos trajets en train.

On se déplace comment ?


Mais où est Titi?
Métro dans les villes (vraiment pas cher et très facile de s’y repérer), bus
pour se rendre à la grande muraille ou à l’armée de terre cuite, train entre les villes (TGV entre Pékin, Pingyao, Xian, Wuhan, Shanghai et Hangzhou, et train de nuit entre Hangzhou et Shenzhen), parfois taxi, tandem pour le fun sur les remparts de Xian, bateau pour rejoindre l’île à Hangzhou ou à Shanghai.


Les transports sont bien organisés, surtout les trains. Les gares sont impressionnantes à la taille du pays, elles ressemblent plus à des aéroports. Comme pour accéder au métro, il faut passer les portiques de sécurité, puis on est dans une salle d’attente avant de pouvoir accéder au quai juste avant le départ du train. Pas de retard de train, et mieux vaut arriver en avance. On a vu des voyageurs se faire refuser l’accès au quai 5 minutes avant le départ.

Les enfants de moins de 1,2 m ne payent pas (mais n’ont pas de place) et ceux de moins de 1,5 m payent moitié prix. Les trains sont assez confortables et propres, une personne est préposée au ménage du wagon (pas juste vider les poubelles, mais aussi passer la serpillère entre chaque arrêt.)
Nous avons testé le train de nuit en couchette molle entre Hangzhou et Shenzhen. On dort finalement assez bien. Le wagon était calme, et sur le matin, il est agréable de voir l’évolution de la végétation quand on s’avance vers le sud. 

Et les chinois, ils sont comment ?
Notre itinéraire assez citadin et sur les grands axes touristiques n’était pas le plus propice aux échanges et la barrière de la langue est un vrai frein aux échanges.  Nous avons tout de même eu des échanges sympathiques avec des personnes qui avaient plaisir à baragouiner quelques mots en anglais. Comme ce jeune homme rencontré à Hangzhou et avec qui nous avons pu discuter en traduisant sur son téléphone.
 Et quand ils ne parlent pas anglais les échanges se limitent à deviner l’âge des enfants (l’occasion de découvrir comment les chinois indiquent les chiffres avec leur main) et à se faire confirmer que les 2 sont à nous. Alors là, on a souvent droit à un pouce levé en signe d’approbation.

Pour le reste, on nous avait dit les chinois, bruyants, sales et égoistes.
Alors oui, ils crachent souvent. Mais nous avons trouvé les villes et sites touristiques très propres. Les balayeurs discrets sont nombreux et efficaces.
Pour le bruit, quand on voyage avec 2 enfants qui se chamaillent beaucoup, ça nous arrange un peu que les chinois n’y prêtent pas attention. Et au restaurant, pas de problème si les enfants ne tiennent pas en place !
Dans les transports en commun, il faut parfois jouer des coudes pour entrer dans une rame de métro mais pas plus qu’à Paris. Et souvent les personnes se levaient pour laisser une place à Elise.
Et quand vous demandez votre chemin, il feront tout pour vous aider. Il est même arrivé qu'on nous accompagne à pieds jusqu'à notre hôtel.

Pour conclure, ce très long article... oui, on peut voyager en Chine avec des enfants sans agence de voyage sans être de grands baroudeurs.

Malgré la barrière de la langue, on a trouvé assez facile de se déplacer en Chine sur les sites touristiques, et celà même sans passer par des agences. Avec les indications du lonely planet ou les échanges sur voyageforum, on a pu facilement aller sur la grande muraille et à l'armée de terre cuite en transports en commun.

Il n'est pas nécessaire d'être bilingue en anglais car les chinois parlent très peu anglais. Et même si on ne connait que 2 mots de chinois (Ni hao et Xie Xie), on a pu sans sortir sans problème.

Voyager avec les enfants est un véritable atout pour attirer la sympathie des chinois. Sans eux, je pense que nous aurions visité la Chine dans la plus totale indifférence. Revers de la médaille, Elise en avait marre d’être prise en photo.

Voilà, fin de notre périple en Chine. Ce premier mois de voyage est passé très vite. On apprécie vraiment ce sentiment de ne pas avoir de contrainte de temps, et de visiter sans courir après la montre. 

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