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dimanche 15 mars 2015

22 au 28 février - le centre rouge, Australie

Départ matinal vers l’aéroport de Melbourne qui nous donne l’occasion de profiter d’un très beau lever de soleil sur la route.

Le vol Melbourne – Alice Springs nous réconcilie un peu avec la compagnie Qantas. Le service est bien meilleur que sur le Singapour - Melbourne.
A la descente de l’avion, nous retrouvons les mêmes sensations qu’à l’arrivée à Dubai. Une forte chaleur sèche nous enveloppe. Aussi, même si ça peut paraître choquant dans le désert, nous sommes heureux de trouver une piscine à notre hôtel.


En ce dimanche après-midi, nous ne croisons pas grand monde dans les rues « d’Alice » à part quelques groupes d’aborigènes. Les aborigènes qui ont perdu leurs repères et qui traînent dans la rue ne sont malheureusement pas une légende. Le soir, quand nous ferons quelques courses au supermarché du coin, nous constatons qu’il ne semble pas y avoir de mixité entre les communautés.




Il y a ici un décalage de 1h30 avec Melbourne Il est 7 heures du matin à Alice Springs quand il est 8h30 à Melbourne. Du coup, nous préférons faire comme si nous étions toujours sur l’heure de Melbourne pour sortir assez tôt le matin quand la chaleur n’est pas encore trop étouffante.
Il est donc à peine plus de 8h lundi matin quand nous arrivons sur le site de Simon’s Gap dans le parc Macdonnells. On se sent vraiment dans le désert à moins de 30 minutes de route de la ville. Nous y observons quelques wallabies sur des rochers. (trop rapides pour qu’on réussisse à les photographier).


En fin de matinée, nous retournons en ville et visitons la « School of the Air ». Créée en 1951, c’est une école qui fait les cours à distance. L’école compte 112 élèves : des enfants dont les parents travaillent dans des fermes ou des roadhouses (restaurant / stations services) qui sont trop isolées et trop éloignées de la ville pour pouvoir emmener les enfants à l’école. Au début, les cours se faisaient par radio. Depuis 2005, ils se font par internet.
La visite est très intéressante, et c’est encore mieux quand on vient en semaine en période scolaire car on peut assister aux cours.


Le lendemain, nous partons sur les la routes du désert pour Uluru. On nous avait prévenus « le trajet : ben, c’est 200 km tout droit, après tu tournes à droite et tu fais encore 240 km et tu y es. » Ben en fait, cette explication n’est pas si caricaturale que cela. On est même très proche de la réalité. Ajoutez à cela que nous croiserons à peine 15 véhicules pendant ces 440 km… Nous avons vraiment le sentiment de vivre une grande aventure dans le désert. Les rares conducteurs que nous croisons nous font signe de la main. Chacun (Mathias y compris) se sent appartenir à la même communauté des « conducteurs du désert » !
En chemin, nous apercevons au loin le Mt Conner qu’y donne un avant-goût d’Uluru.

A Ayers Rock pour le logement, c’est simple tous du camping à l’hôtel de luxe sont au même endroit. Nous avions réservé la chambre la moins cher (à 170 € la nuit quand même) pour des lits à étages et salle de bain commune au Pioneer Lodge. Ca fait un peu usine à touristes, mais c’est plutôt bien intégré dans l’environnement.
L’accès au parc d’Uluru de 25 dollars par adulte est valable 3 jours. Nous avons le temps de nous rendre en fin de journée au parking duquel on a la plus belle vue pour le coucher du soleil.



Le lendemain matin, nous nous joignons à la visite guidée de 8h. Le ranger d’origine aborigène apporte des commentaires sur la signification du site pour les aborigènes, les rites qui y étaient célébrés et pourquoi certains endroits ne doivent pas être photographiés. Si la terre appartient à nouveau aux aborigènes, elle est « louée » à l’état. La gestion du site est donc le résultat d’un compromis entre le respect des traditions aborigènes et les intérêts touristico-économiques.
Par exemple, les aborigènes ne veulent pas que l’on escalade le « rocher ». Mais un sondage avait été fait auprès des visiteurs d »Uluru. 70% a dit vouloir « escalader » Uluru. Le ministère du tourisme autorise donc la montée. Un compteur est mis en place. Si après une période de test, moins de 20% des visiteurs du site monte, la montée  sera interdite. D’après le ranger, à ce jour, le taux est de 30%.
Si la montée n’est pas interdite, elle est limitée. Les jours où la température excède 36° (ce qui est le cas le jour de notre visite), la montée est interdite après 8 heures du matin pour des raisons de sécurité.
Après la marche commentée, nous ferons le tour en voiture et rejoindrons un autre sentier un peu plus ombragé (dont j’ai oublié le nom) autour d’Uluru. Un dernier arrêt au centre culturel pour en apprendre un peu plus sur la culture aborigène et nous rentrons faire l’école aux enfants pendant les heures les plus chaudes de la journée.

En fin de journée, nous irons à l’autre site du parc : Katja Tjutja. Tout aussi impressionnant qu’Uluru. Même en fin de journée il fait très chaud, plus de 36°c ! Certains sentiers (la vallée des vents) sont donc fermés. Nous ferons la plus petite marche pendant laquelle nous serons encore assaillis par les mouches.


Le lendemain nous reprenons la route pour Kings Canyon, nous referons une halte pour admirer le Mt Conner, que Thibault préfère à Uluru, mais qui n’est pas accessible sans 4x4. Un point de vue donne de l’autre côté sur un lac asséché.
A Kings Canyon, nous nous sentons encore plus isolés qu’à Uluru. Nous logeons dans une chambre du camping assez rustique. Il y a plein d’insectes (Elise s’amuse de voir « pour de vrai » des phasmes comme ils en avaient en petite section dans la classe de maîtresse Myriam), de drôles de lézards, des petits serpents, et même des dingos qui trainent autour du camp.


Pour notre dernière randonnée dans le désert rouge, nous gâtons les enfants. Réveil à 5h30 pour faire une marche de 3-4 heures sous une chaleur accablante et entourés de mouches qui vous tournent autour en permanence ! Le programme les a tout de suite emballés !
Pour l’horaire, pas le choix : Le sentier ferme à 9 heures à cause de la météo qui annonce encore 41°c  aujourd’hui.
Pour les mouches, c’est surtout moi qui ai du mal à les supporter. Mathias dit qu’en prenant de l’altitude sur le canyon il y en a moins. Mais bon, j’ai quand même gardé le foulard sur la tête et les boule quiès pour ne pas entendre le « Bzz Bzz » dans mes oreilles.
Enfin, pour en revenir à la marche, elle est vraiment très belle et vaut le détour par Kings Canyon.

Et les enfants auront été épatants ! Nous finirons le « Kings Canyon walk » tranquillement en 3 heures.




Nous reprenons la route pour Alice Springs, où nous passerons notre dernière nuit avant de s’envoler pour la côte est et Brisbane.
Il règne indéniablement une atmosphère étrange dans cette ville au milieu du désert. Si je ne m’y sentais pas très à l’aise au début, Mathias lui y trouve rapidement ses marques et s’y sent bien.

En tout cas, pour nous 4, ces quelques jours dans le Centre Rouge resteront un moment fort de notre tour du monde. C’était une étape qui nous faisait rêver. Et ici, la réalité a dépassé nos espérances.

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